Réindustrialisation française : angle mort stratégique ?
Jeudi 9 avril, au Pavillon de l’Orangerie du Palais du Luxembourg, sous le haut patronage du Président du Sénat, Monsieur Gérard Larcher, nous avons réuni décideurs publics, entrepreneurs et acteurs économiques autour d’un enjeu devenu central :
La souveraineté productive à l’épreuve du genre.
Organisé à l’initiative de NEMOW Lab et de Dominique Vérien, ce dîner s’inscrit dans une séquence de travail plus large visant à dépasser un constat désormais largement documenté : les femmes restent structurellement sous-représentées dans l’industrie, à tous les niveaux.
Aujourd’hui, un paradoxe persiste :
• une réindustrialisation érigée en priorité stratégique,
• des tensions fortes sur les compétences et les talents,
• et dans le même temps, un vivier largement sous-mobilisé.
Peut-on sérieusement prétendre réindustrialiser en mobilisant seulement une partie des talents ?
Les échanges ont permis de déplacer le regard car le sujet ne se joue pas uniquement dans l’accès à l’industrie.
Il se joue bien en amont :
• dans les choix d’orientation,
• dans les représentations des métiers,
• dans la capacité, ou non, à se projeter.
On ne s’oriente pas vers ce que l’on ne perçoit pas comme possible.
Un immense merci à Madame la Présidente Dominique Vérien pour son engagement constant sur ces sujets, et pour avoir rappelé la nécessité de faire de ces enjeux un véritable sujet de politique publique.
Et à Emilie Korchia, dont l’intervention a été particulièrement éclairante : en structurant l’accès à l’information et aux rôles modèles grâce à My Job Glasses elle agit précisément là où les trajectoires se fabriquent, ou se bloquent.
Enfin un grand merci à Jade Fautsch d’avoir coorganisé avec nous cette belle édition.
L’enjeu n’est plus de multiplier les initiatives, elles existent et elles fonctionnent, mais de les rendre systémiques !









