À l’initiative du Nemow Lab, think tank de réflexion sur l’entrepreneuriat féminin créé par Jessica Matoua-David, une étude a montré que le genre n’a que peu d’impact sur les échecs entrepreneuriaux. En revanche, la perception et le récit qui en sont faits divergent de façon importante.
« On sait qu’on ne parle pas beaucoup d’échec en France, mais quand il s’agit de l’entrepreneuriat féminin, c’est un tabou absolu ! » Cheffe d’entreprise (Fargo Int.) et fondatrice du Nemow Lab, « premier think tank dédié à l’entrepreneuriat des femmes en France », Jessica Matoua-David a voulu en savoir plus sur la façon dont les hommes et les femmes entrepreneurs vivent les situations critiques qu’ils traversent dans le cadre de leurs parcours entrepreneuriaux.
« Le genre reste l’une des inconnues de l’entrepreneuriat », rappelle cette experte de l’intelligence stratégique, qui a confié à l’Institut Cluster 17 le soin d’enquêter, fin février, auprès d’un échantillon de femmes et d’hommes entrepreneurs*.
Situations critiques : un passage presque obligé de l’entrepreneuriat
Présentée le 17 mars lors du Women Entrepreneurship Summit organisé par Nemow Lab, en partenariat avec Bpifrance Le Lab, la fondation MMA et le laboratoire de recherche Vallorem, l’étude dresse un premier constat : 65 % des répondants déclarent avoir traversé au moins une situation critique dans leur parcours entrepreneurial, qu’il s’agisse de tensions de trésorerie (52 %), de difficultés commerciales (42 %), de charge de travail excessive ou fatigue durable (30 %). La démotivation (19 %), les difficultés d’accès au financement (18 %), le sentiment de solitude dans la prise de décision (16 %) et les conflits avec des associés ou partenaires clés (12 %) figurent parmi les autres signes de crise.
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