Sarah Meyohas

15 septembre 2025

Diplômée de Wharton en finance et d’un Master of Fine Arts en photographie à Yale, Sarah développe une pratique artistique conceptuelle autour des nouvelles technologies, qu’elle utilise au service d’une réflexion sur les notions de valeur, de perception et de beauté.


En février 2015, cinq mois avant le lancement d’Ethereum, elle crée sa propre crypto-monnaie en tant qu’oeuvre d'art, le « Bitchcoin », backée par une série de photographies intitulée « Speculation », à taux fixe, indéfiniment. En 2021, elle transformera ce projet en NFT, dont le Centre Pompidou fera l’acquisition en 2023, en plus de sa première oeuvre vidéo, « Cloud Of Petals ». Réalisée en 2017 dans les anciens laboratoires Bell, cette première vidéo de l'artiste offrait à voir la performance de travailleurs qui, des jours durant, ont photographié pour les numériser, 100.000 pétales de roses, que Meyohas a ensuite confiés à un algorithme de machine learning (un GAN, Generative Adversarial Network), chargé d’apprendre puis recréer des pétales de rose digitaux à l’infini.

Depuis, la génération de ces pétales digitaux a donné lieu à une nouvelle vidéo, « Infinite Petals », et l’artiste a continué son investigation des nouvelles technologies en utilisant la réalité virtuelle et la réalité augmentée, puis elle a transformé les cours de clôture du S&P en nuées d’oiseaux sous forme d’une vidéo qui fut projetée sur les buildings de Times Square, ou encore créé des hologrammes récemment présentés à Art Basel par sa galerie américaine Marianne Boesky.

Plus récemment, Sarah a présenté à la Galerie PACT à Paris, sa nouvelle série « Millionfold », des pastels sur papier réalisés sur la base de photographies, par une machine qu’elle a créée, capable de prédire et maitriser cet outil de dessin parmi les plus anciens et les plus classiques de l’histoire de l’art. 
Sa première installation in situ a été présentée dans le désert californien cette année dans le cadre de l’événement Desert X. 
« Tout au long de ma pratique, j'essaie de créer des oeuvres qui font vivre un moment de beauté et de transcendance à ceux qui en font l'expérience, en utilisant la technologie, non pas pour le plaisir d’utiliser la technologie, mais pour générer une expérience ou un résultat qui ne pourrait pas exister sans elle. »

En parallèle de son métier d’artiste, Sarah Meyohas investit à travers Bluebirds Capital (après avoir été Venture Partner chez Spark Capital et Special Partner chez Pascal Capital), aux côtés de Srikar Varadaraj (son associé devenu son mari !), dans plus de 50 entreprises alignées avec ses valeurs morales et esthétiques, dans des domaines tels que la deep-tech au sens large (robotique, IA, Biotech), les infrastructures cryptographiques ou encore l’amélioration humaine (human enhancement). Elle a également incubé Sita Bio, une société développant des matrices artificielles capables de mener une gestation complète — une avancée majeure dans le domaine des utérus synthétiques. Elle est aussi cofondatrice de 102 Franklin, un espace événementiel multidimensionnel et lieu d’exposition à New York.

Enfin, après avoir été Exécutive Producer du film multi-oscarisé « The Brutalist » réalisé par Brady Corbet en 2024, Sarah a réalisé son premier court métrage en 2025, « Médusa », qui a remporté le Grand prix du jury du Festival international du film de Seattle ainsi que le Prix du jury au Palm Springs International ShortFest, le plus grand festival de courts-métrages des États-Unis (plus de 6.000 films soumis). Ces deux distinctions rendent l’oeuvre qualifiable pour les Oscars. Elle envisage de réaliser prochainement son premier long métrage.

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